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The lord of the world (the first pictorial reconstructional project of Antropark, 1998)

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LA CIVILISATION D’EUROPE OCCIDENTALE DU MAGDALÉNIEN

 

 

L’ère des grandes civilisations nordiques d’Europe

La dernière civilisation du Paléolithique supérieur était la culture magdalénienne (20 000 - 12 500 ans avant le présent)

 

Le Magdalénien apparaît après le plus grand refroidissement de la dernière glaciation au début des avant-derniers dix millénaires en Europe occidentale où il devient culture dominante. Plus tard, la culture magdalénienne pénètre en Europe centrale et par conséquent en Moravie (environ 13 000 ans avant le présent). Il s’agit d’une culture qui est très étroitement liée surtout aux rennes ou aux chevaux. Par contre, le mammouth disparaît vite de l’Europe, bien qu’il reste toujours un motif préféré dans l’art. Le Magdalénien est une culture typique, étroitement spécialisée, de chasseurs de type arctique.

 

 

Un chasseur de rennes (imitation reconstitutionnelle)

 

 

Un homme du Magdalénien moravien. Il tient à la main un lanceur à levier et des balles avec des projectiles en os qui étaient munis des rangs de microlithes aigus comme rasoir, insérés dans les pointes en os. Le motif des chevaux sur le vêtement de l’homme est fait d’après un objet trouvé dans la grotte Pekarna (Moravsky kras).

 

 

Les pointes en os magdaléniennes avec des microlithes (transformation reconstitutionnelle)

 

 

La pointe en os de la grotte Dratenicka de Moravsky kras. Cet artefact se trouve dans les collections de l’institut Anthropos du musée Moravske zemske. On peut s’apercevoir (à droite du centre sur l’image en bas) que cet objet porte une empreinte (probablement corrodée) d’une structure indiquant que la pointe était jadis soigneusement enveloppée. La reconstitution montre le complètement ancien de la pointe.

 

 

 

 

Devant une tente dans la grotte Pekarna de Moravsky kras. D’immenses grottes servaient encore récemment à des usages variés (aussi comme halls d’usine de guerre). Elles n’ont échappé non plus à l’attention des hommes magdaléniens qui poursuivaient les troupeaux de rennes aux environs des régions de karst. Les fouilles anciennes ou la destruction des sédiments de surface par la construction d’habitations d’usine dans les plus grandes grottes rend aujourd’hui impossible une localisation précise des stations originelles (la grotte Kulna). Dans la grotte Pekarna, la situation était plus favorable. Dans plusieurs âtres à travers du couloir on peut deviner l’emplacement des tentes d’autrefois. Le climat de grottes était probablement favorable au traitement de la viande de rennes. En plus, les régions de karst permettaient de profiter du terrain pour la chasse et changer le paysage grâce à des tas de pierres en piège par excellence servant à l’abattoir. Aucune bête du troupeau ne doit s’échapper, sinon les troupeaux ne migreront pas par-là l’année suivante. Encore aujourd’hui on utilise ainsi certains lieux en Sibérie où les rennes traversent les cours d’eau.

 

 

 

 

Les objets trouvés dans la grotte Pekarna sont fascinants. Ce sont de petites aiguilles en os, des outils de silex insérés dans un manche en os ou en bois de rennes, des « harpons », des objets décorés d’une forme de pelle et de prodigieuses représentations des scènes de la vie des animaux grégaires sur les fragments des côtes de chevaux – les chevaux en pâturage et le combat des bisons. On peut y voir encore d’autres objets comme lanceur de javelines et pointes de microlithes composées.

 

 

Le camp des chasseurs de rennes de Petersfels

 

 

Cette image nous amène au sud-ouest de l’Allemagne dans le site archéologique mondialement connu - Petersfels près d’Engen. La vallée étroite est devenue au moins sur deux endroits un piège naturel pour des rennes chassés. Là-bas, ils étaient massivement tués, comme l’attestent de nombreux restes de leurs os. La particularité de cette image est due au fait que les études photographiques servant de base à l’image n’étaient pas faites artificiellement en République tchèque mais qu’elles étaient prises directement dans ce site archéologique où les enthousiastes érudits présentaient leurs vêtements, tentes et armement magdaléniens.  

 

 

Un chasseur et ses armes

 

 

Sur le détail de l’image on peut s’apercevoir des têtes des lanceurs en bois de rennes qui ont été travaillées artisanalement aussi bien que, par exemple, des gravures artistiques sur les crosses de nos armes à feu.

 

 

Dans une tente de Petersfels (imitation reconstitutionnelle) 

 

 

L’un des changements par rapport au Gravettien étaient des aiguilles en os que l’on trouve abondamment dans le site de Petersfels ainsi que dans Moravsky kras. La femme sur cette image coud aussi un vêtement à l’aide d’une pointe et d’une aiguille. L’homme répare la pointe en os d’une arme. Il remplacera aisément les segments défoncés de la surface tranchante par de nouveaux segments. À gauche de lui se trouve son équipement – lanceurs, brûleurs, bâton de chef, flûte, pointes en os.

 

 

Les vêtements des chasseurs nomades de rennes (imitation reconstitutionnelle)

 

 

Les imitations reconstitutionnelles des vêtements de l’ère des chasseurs magdaléniens de rennes et de chevaux. Le premier vêtement se trouve dans le musée à Engen et le deuxième porte des motifs décoratifs faits d’après un objet orné d’une forme de pelle de Moravsky kras.

 

 

« En piège » - image d’une scène de chasse (imitation reconstitutionnelle)

 

 

Le lanceur était une arme idéale pour la chasse des animaux vivant en troupeaux, tels que chevaux et rennes, puisqu’il permettait de tirer un maximum des balles dans un minimum de temps. Les atteintes à la masse courante de corps ne nécessitaient pas la précision parce que l’œuvre était accomplie par les seules pointes. Pour chasser les rennes, on utilisait le plus probablement de majestueuses colonnes artificielles en pierre que les rennes évitaient de même qu’ils évitaient les gens. C’est pourquoi les hommes magdaléniens cherchaient avec complaisance justement de tels environnements et lieux où ils disposaient du déblai de calcaire dont ils composaient ces colonnes. Par exemple, des affleurements des roches de calcaire, si typiques pour des régions de karst. La vie entière de ces gens était liée aux animaux grégaires et formait leur culture. Les stations magdaléniennes en Europe centrale, concrètement en Pologne, datent de 16 000 ans et en Moravie d’environ 13 000 ans avant le présent.

 

 

Une Vénus magdalénienne (transformation reconstitutionnelle)

 

 

Les femmes, les soi-disant Vénus, étaient pendant tout le Magdalénien représentées de sorte qu’elles sont aisément reconnaissable. Les tailles féminines sont peu descriptives, souvent seulement esquissées, mais toujours de côté et avec des fesses saillantes. Certaines petites statuettes ont un trou servant à la suspension.

 

 

Une Vénus magdalénienne à la coiffure (transformation reconstitutionnelle)

 

 

L’une des Vénus peu nombreuses fournissant les informations sur les coiffures.

 

 

Modèle fonctionnant d’un lanceur de javelines (imitation reconstitutionnelle)

 

 

Le travail sur les reconstructions comporte une expérimentation d’une arme typique de Magdalénien – lanceur de javelines. On n’en a trouvé aucun chez nous. Il est donc vraisemblable qu’en Moravie, on fabriquait des lanceurs entièrement en bois, les mêmes que l’on voit sur cette imitation.

 

 

Les bisons représentés sur un côté du lanceur sont faits d’après une gravure de la même scène dans la grotte Pekárna

 

 

La scène des chevaux en pâturage est aussi faite d’après une gravure unique de la grotte Pekárna

 

 

Le tir du lanceur a son charme sportif ainsi que romantique. Bien que la balle soit beaucoup plus grande et lourde qu’une flèche, elle est relativement précise même à une grande distance.

 

 

 

 

L’Europe orientale en dernière phase du Paléolithique supérieur

 

« Miss méandre » : image d’une fille avec un bracelet (imitation reconstitutionnelle)

 

 

L’un des sites archéologiques les plus connus de la dernière phase du Paléolithique supérieur est Mezin en Ukraine. Le site est célèbre avant tout par l’emploi des motifs de méandres qui sont superposés, modifiés, tournés et reliés de sorte que cet élément d’art offre toute une gamme des diverses possibilités d’utilisation. Et non seulement cela - la fille sur l’image porte d’uniques bracelets d’ivoire dont l’un est encore décoré, bien sûr, des méandres. Les deux bracelets sont vrillés aux bouts parce qu’ils étaient originellement liés par des lanières.

 

 

Une Vénus de Mezin (transformation reconstitutionnelle)

 

 

Le décor de méandre était utilisé aussi pour le traitement des statuettes de Mezin – des Vénus, comme le démontre la transformation reconstitutionnelle. Cette taille féminine est conçue comme une transition entre la tradition du Gravettien et celle du Magdalénien. De côté on peut même voir que la statuette a une posture typique pour le Gravettien mais qu’en même temps elle sort les fesses comme dans le Magdalénien.

 

 

Cette version n'est pas complète. L'ensemble du Magdalénien veuillez visiter le site anglais ou tchèque Antropark.

http://www.anthropark.wz.cz/magdal.htm

 

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